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Le Falun Gong


Définition « Le Falun Gong»

 

Persécution du Falun Gong en Chine : implications de la psychiatrie

 

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Le Falun Gong est le plus grand phénomène populaire de l’histoire de Chine contemporaine. Cette pratique ancestrale a, en l’espace de sept ans, conquis au moins 70-80 millions de Chinois. Cette pratique physique et spirituelle est un retour aux fondements de la pratique des anciens : le travail du corps et de l’esprit, avec comme but ultime d’atteindre l’éveil de la sagesse.

Le fondateur du Falun Gong, Li Hongzhi, est né le 13 mai 1951 dans la ville de Gongzhuling, province de Jilin, et a lui-même reçu cet enseignement pendant sa jeunesse, par des maîtres bouddhistes et taoïstes.

La réputation du Falungong en termes d’amélioration de la santé et de la moralité sortit bien vite de la capitale pour se répandre dans toute la Chine. On ne parlait alors partout que du “Falungong”, le Qigong de haut niveau.

La pratique du Falungong consiste en 5 séries d’exercices : des mouvements d’étirement dégageant la circulation d’énergie dans les méridiens, un exercice interne (méditatif) pratiqué debout, un exercice basé sur des mouvements souples de bras le long du corps, une circulation répétée des mains de la face "Yin" à la face "Yang" du corps, un exercice de méditation en position assise.

En termes de pratique, le Falungong comme beaucoup de méthodes de Qigong, est basé sur des mouvements lents et souples, voire sur des postures immobiles. Ces exercices, simples à apprendre et accessibles à tous les âges et à toutes les conditions physiques, ont rendu accessible le Qigong à un plus grand nombre. Le Falungong a sans doute aussi attiré par sa grande efficacité. Ses effets en termes de bien-être peuvent être ressentis après seulement quelques séances. L’absence de structure rigide, d’inscription et de formalisme, en offre de plus un accès facile.

Enfin, le Falungong s’est voulu dès le départ basé sur le bénévolat, avec pour principe de ne jamais demander d’argent aux élèves pour quelque activité que ce soit. Il a également complètement coupé avec la notion de Qigong thérapeutique, insistant sur le fait que la pratique de Falun Gong, si elle est bénéfique pour la santé, n’a absolument pas pour finalité de guérir les maladies.

En 1998, le nombre de pratiquant du Falungong avait dépassé les 60 millions. Une popularité d’une telle ampleur et d’une telle rapidité est sans précédent dans toute l’Histoire. Les autorités chinoises ont assisté à une véritable « explosion », un accroissement exponentiel, jusque dans les provinces les plus reculées de Chine, de la pratique du Falungong. S’ils avaient pensé à ce moment à un mouvement politique, la répression aurait été immédiate. Mais cette « explosion » fut silencieuse : les personnes pratiquaient de la méditation, gagnaient en moralité et en santé, et ne demandaient rien. Deux enquêtes menées par le Ministère de la Sécurité Publique en 1997 et 1998 conclurent que le Falun Gong ne présentait pas de potentiel subversif ; l’une d’elles mentionnait même le civisme de ses pratiquants.

Le chef du Parti communiste, Jiang Zemin, a développé une crainte face à un si grand nombre de personnes et, croyant que la nature paisible du Falun Gong en faisait une cible facile, l'a interdit en 1999. Échouant dans son plan d' « éradiquer le Falun Gong en trois mois », Jiang a intensifié la campagne de propagande pour tourner l'opinion publique contre cette pratique tout en emprisonnant, torturant et même assassinant ceux qui la pratiquent.

Les experts dans le domaine de la Chine pointent du doigt la campagne systématique de Jiang contre le Falun Gong, indiquant qu'elle cache également un motif secret: Le 9 février 2001, un article de l'analyste  principal pour la Chine de CNN, Willy Wo Lap Lam, citait un des vétérans du Parti communiste chinois comme ayant déclaré, « En mobilisant un mouvement de masse de type Mao [contre le Falun Gong.], Jiang force les cadres aînés à faire gage d'allégeance à sa ligne... cela va amplifier l'autorité de Jiang ».

Jiang Zemin est arrivé au pouvoir à la faveur du massacre de la place Tiananmen. […] Jiang a pensé que la diffusion massive du Falun Gong dans tout le pays dans le seconde moitié des années 1990 était une menace, mais en même temps une bonne occasion pour lui. Le Falun Gong était une menace, a-t-il senti, parce qu'il y avait tant de personnes le pratiquant, et parce que le Falun Gong est enraciné dans la culture et les valeurs traditionnelles chinoises, quelque chose que le parti communiste a passé des années à essayer de supprimer du pays.

Avec les problèmes endémiques de corruption, de chômage et de pauvreté, la pression publique sur Jiang augmentait. Ainsi, utiliser les forces de la nation pour une campagne politique contre un « ennemi public » pouvait non seulement détourner l'attention de Jiang, mais également fournir toutes les conditions nécessaires pour exiger que ses rivaux s'alignent à lui, consolidant de ce fait sa puissance dans le Parti.
Ainsi, le soir du 20 juillet 1999, Jiang a lancé dans tout le pays une campagne de persécution contre une pratique paisible, et depuis cette époque, a continuellement été le moteur des escalades de la violence de cette campagne.

Les hôpitaux psychiatriques se sont imposés comme un des outils de choix de la répression, ce qui est devenu un sujet d’inquiétude internationale. Le 20 Janvier 2000, Yang Song, porte parole du poste de police de Changguang dans le district Fangshan à Pékin, confirmait par exemple à un journaliste étranger qu’environ 50 pratiquants, principalement des femmes, étaient détenues à l’hôpital psychiatrique de Zhoukoudian près de Pékin. “Ce ne sont pas des patients, ils sont là pour y être éduqués… La plupart d’entre eux sont des extrémistes du Falun Gong qui sont allés à Pékin pour protester au moins 10 fois. ”

L’Association Psychiatrique Américaine, lors de son congrès à Chicago en mai 2000, a discuté de cette question. Le Comité sur les Abus psychiatriques a passé à l’unanimité une résolution demandant aux dirigeants de l’Association Psychiatrique Américaine de faire en sorte que Association Psychiatrique Mondiale enquête sur ce problème. L’intervention de celle-ci a déjà permis dans les années 70 de mettre fin à de telles pratiques en ex-URSS.

Le Docteur Abraham Halpern, professeur émérite en psychiatrie au Medical College de New-York, a pris la tête de ces actions. Il a dit aux journalistes : « le gouvernement [chinois] a besoin d’interner, à tort, des dissidents sans troubles mentaux parce que cela peut les aider dans leurs efforts de dépeindre les pratiquants de Falun Gong, non pas comme des opposants politiques, mais comme des malades mentaux. Et même en hospitalisant un petit nombre d’entre eux, le mot circulera rapidement que les pratiquants de Falun Gong sont fous »

«[…] L’histoire de Su Gang, un informaticien de 32 ans, est dramatique. Il avait été plusieurs fois détenu par le département de sécurité de son entreprise pour avoir refusé de renoncer au Falun Gong. Après avoir été à Pékin protester de l’interdiction du Falun Gong le 25 avril, il avait été arrêté à nouveau ; le 23 mai, son employeur, une compagnie pétrochimique d’Etat, a signé les autorisations nécessaires à le faire interner en hôpital psychiatrique. D’après le père de Monsieur Su, Su Dean, les médecins ont injecté à Su, deux fois par jour, une substance non-identifiée. Quand Su est ressorti une semaine plus tard, il ne pouvait plus bouger ses membre ni se nourrir normalement. Le 10 juin, le jeune homme autrefois en bonne santé est mort d’un arrêt cardiaque. » Washington Post, 22 juin 2000.

Vidéo sur les persécutions contre le Falun gong en Chine - lecteur recommandé : RealPlayer.

Source: © Falun Dafa Information Center.

 


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