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REPORTAGE
— 2003-11-18


THÉRAPIE DANGEREUSE?


 

Le nombre de thérapies qui existent est renversant : il y en a plus de 200. Et le nombre de psychothérapeutes qu'on retrouve au Québec dépasse les 6000, excluant les psychologues et les psychiatres.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Chez des suicidaires, très rares sont ceux qui feront une deuxième demande d'aide. »
- Jean-Luc Lacroix, psychothérapeute, Association des psychothérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Au Québec, aucun organisme de surveillance ne contrôle le travail des psychothérapeutes et ne reçoit les plaintes envers ceux qui œuvrent sans le couvert d'un ordre professionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S'il y a des normes strictes pour devenir psychiatre ou psychologue au Québec, il n'y en a aucune pour être psychothérapeute. N'importe qui peut devenir psychothérapeute.


La preuve? La journaliste Claire Frémont s'est autoproclamée psychothérapeute, et personne ne l'a importunée. Elle a fait imprimer des cartes professionnelles, a passé une annonce dans un journal connu et a loué un bureau. Ce qui est d'ailleurs tout à fait légal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs associations regroupent des psychothérapeutes. Elles déterminent elles-mêmes leurs propres normes, mais elles ne sont pas contrôlées par l'État. Toutefois, l'État permet aux psychothérapeutes d'émettre des reçus aux fins de l'impôt, au même titre que les psychologues.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Non disponible en raison de droits.

 

Si vous n'avez jamais suivi de thérapies, vous connaissez sûrement des gens dans votre entourage qui l'ont fait. Consulter un psy aujourd'hui, pour des raisons personnelles ou de santé mentale, n'est plus aussi tabou qu'autrefois. Dans son enquête, Enjeux a découvert que n'importe qui, au Québec, pouvait porter le titre de psychothérapeute, et que les pratiques sont parfois douteuses.
 

 

« Je m'appelle Martine. J'ai 40 ans. J'ai deux enfants. Ça fait six mois que je suis divorcée. Au début de la séparation, ça allait bien. Je me sentais bien. Puis, depuis un ou deux mois, j'ai de la difficulté à dormir. Cette nuit, je n'ai pas dormi, et ce n'était pas la première fois que ça arrivait. J'ai de la misère à me concentrer, je suis irritable. Hier, j'ai été assez violente avec mon fils, je me suis arrêtée juste à temps... J'ai laissé [les enfants] tout seuls, et je suis allée prendre une marche sur le pont. Et... j'y pense, de plus en plus.  » - Martine

 

« Martine », de son vrai nom Caroline, est comédienne. Elle est en fait le sujet principal de notre enquête, qui nous permettra de mesurer la compétence de cinq psychothérapeutes, choisis totalement au hasard et dont l'identité demeurera secrète.

« Martine », de son vrai nom Caroline, est comédienne. Elle est en fait le sujet principal de notre enquête, qui nous permettra de mesurer la compétence de cinq psychothérapeutes, choisis totalement au hasard et dont l'identité demeurera secrète.


 

Ce que nous voulons vérifier? Simple, mais primordial :

Lorsque Martine se présentera dans leur bureau, les psychothérapeutes seront-ils capables de diagnostiquer
sa dépression majeure?

Sauront-ils réagir de manière adéquate et protéger Martine
et ses jeunes enfants?

Un jury analysera chacune des rencontres.

 

Première étape : le profil psychique

Nous avons d'abord préparé le profil psychique de Martine en étroite collaboration avec le psychiatre Brian Bexton, président de l'Association des médecins psychiatres du Québec.

« Nous avons ici l'exemple de quelqu'un qui présente les symptômes de ce qu'on appelle une dépression majeure [...], une maladie qui va durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois. » Martine est une personne désespérée, aux « idées sombres, avec des idées de mort », et qui éprouve de la difficulté dans ses relations avec ses enfants.

Selon le Dr Bexton, il n'y a pas de doute : un psychothérapeute doit réagir rapidement à ce genre de propos tenus par une patiente. Selon lui, « le traitement idéal est une combinaison de psychothérapie et d'un traitement qui corrige des déficits au niveau de la neurochimie du cerveau, des antidépresseurs. »

Deuxième étape : la prise de rendez-vous

Martine prévoit une rencontre avec cinq psychothérapeutes tirés au hasard parmi une première sélection de psychothérapeutes œuvrant dans le Grand Montréal. Ceux-ci s'annoncent dans les journaux, sur Internet, ou laissent leurs dépliants ou cartes professionnelles dans les lieux publics. Aucun d'entre eux n'est associé à un ordre professionnel.

Troisième étape : le début de l'enquête

Dernière étape : l'installation de l'appareillage électronique. Pour capter clandestinement le son des conversations avec les psychothérapeutes, notre comédienne portera sur elle un microphone sans fil relié à un enregistreur minidisque caché dans son sac à main.


Les membres de notre jury sont maintenant prêts à analyser les rencontres avec les cinq psychothérapeutes. Chacun d'eux a pris connaissance du contenu intégral des rencontres, mais ne connaît pas l'identité des psychothérapeutes.


 

0/10 = totalement incompétent
6/10 = note de passage
10/10 = excellent

 


Le psychothérapeute no 1

Les notes des membres du jury : 0/10, 0/10 et 0/10
 

 

Martine raconte sa triste histoire, son désespoir. Elle parle de ses idées suicidaires et évoque qu'elle a été très violente avec ses enfants. Le psychothérapeute lui explique pourquoi le suicide ne changerait rien à sa situation et lui dit que sa violence est due à une colère qui l'habite. Une colère qui peut être alimentée par des esprits méchants qui prennent plaisir à faire souffrir les gens en difficulté, comme elle. Pour l'aider, il lui propose une méthode : le reiki.

Il veut lui imposer les mains, mais Martine refuse d'être touchée. Il ne voit pas de problèmes pour faire le traitement quand même, et lui explique qu'il travaille avec des guides spirituels. Martine insiste sur sa difficulté à s'occuper de ses enfants et de son envie de mourir. Lui, il lui parle d'une autre menace : celle des ouragans.

 

« La première chose qui m'a frappée, évidemment, c'était le peu de contact du thérapeute avec la réalité et l'absence de liens entre les connaissances scientifiques, la pratique clinique et la réalité. »


- Rose-Marie Charest, membre du jury, psychologue clinicienne et présidente de l'Ordre des psychologues du Québec

« C'est très inquiétant, le surnaturel : on ne sait pas très bien ce que c'est, la vie après la vie, on y croit ou on n'y croit pas. D'imposer ça comme modèle de solution à une personne qui est en difficulté personnelle et psychique importante, c'est inquiétant. »


- Jean-Luc Lacroix, membre du jury,
travailleur social, Association des psychothérapeutes conjugaux et familiaux du Québec
 


 


Le psychothérapeute no 2

Les notes des membres du jury : 5/10, 0/10 et 0/10
 

 

Pendant un certain temps, le psychothérapeute ne s'occupe pas du tout de Martine et parle au téléphone. Puis, elle est invitée à attendre dans la salle de traitement. Elle raconte d'abord sa séparation et ses insomnies. Le psychothérapeute lui parle de produits à consommer, un mélange de plantes chinoises qui pourrait sûrement l'aider.

Martine lui demande si elle est en dépression : il lui dit qu'il est clair qu'elle n'est pas dans un état normal. Pour l'aider, le psychothérapeute lui propose un traitement énergétique. Il lui demande de se coucher. Il respecte la demande de Martine, qui refuse d'être touchée. Le psychothérapeute parle sans arrêt et Martine a de la difficulté à placer un mot.

Par la suite, le psychothérapeute disserte sur la naïveté de Martine, naïveté dont elle-même n'a jamais parlé. Puis, Martine insiste sur sa violence envers ses enfants. Il lui explique d'être plus sévère, particulièrement avec celui de 5 ans, qui, malgré son très jeune âge, aurait la maturité d'un adolescent. Il lui suggère aussi de se rendre dans un CLSC pour les faire garder. Pour sortir de sa dépression, il l'invite à exprimer son côté artistique qu'il sent très fort, mais refoulé. Il lui propose de peindre, de s'habiller de manière plus originale et même de redécorer sa maison.

 

« Il est complètement "flyé", c'est lui qui parle tout le temps, il ne laisse pas du tout la patiente s'exprimer, et il passe complètement à côté de la dépression, puisqu'il ne lui donne même pas la chance de parler. »


- Dr Yves Lamontagne,
membre du jury, psychiatre et président
du Collège des médecins du Québec

« Moi, j'ai été très frappée par le narcissisme du thérapeute, sa grande capacité à affirmer des choses gratuitement, à n'avoir aucun doute sur sa théorie, sur son modèle, et à l'imposer.
Pour moi, c'est de l'abus de pouvoir. »


- Rose-Marie Charest, membre du jury et psychologue clinicienne



Le psychothérapeute no 3

Les notes des membres du jury : 3/10, 1.5/10 et 2/10

 

Martine raconte sa souffrance, sa séparation. Comme Martine parle de ses idées suicidaires et de sa violence envers ses enfants, la psychothérapeute veut que Martine s'interroge sur la violence qui l'habite. Elle lui propose de lâcher prise et d'arrêter de toujours vouloir performer.

Martine insiste sur sa difficulté à s'occuper de ses enfants et sur sa violence. La psychothérapeute lui suggère de s'informer pour avoir de l'aide, à la garderie par exemple. La psychothérapeute lui recommande d'aller voir un médecin et de se faire prescrire des médicaments. Puis, elle s'informe des relations de Martine avec ses parents. Elle détermine très rapidement que la souffrance de Martine vient de sa relation avec eux, et lui demande de crier sa colère.

 

« Dès le départ, elle m'apparaît beaucoup plus empathique face à la patiente. Et au moins, elle a une qualité que le no 1 et le no 2 n'avaient pas : elle écoute plus. Le mauvais côté, c'est qu'il y a des choses complètement farfelues. »


- Dr Yves Lamontagne,
membre du jury et psychiatre

« C'est une espèce de modèle mécanique : tu as de la colère en toi, sors ta colère, tu vas aller mieux. Genre, il y a des vidanges dans la maison, sors les vidanges de la maison, ça va sentir meilleur dans la maison. Or le psychisme est plus compliqué que ça. »


- Rose-Marie Charest, membre du jury et psychologue clinicienne


Le psychothérapeute no 4

Les notes des membres du jury : 8/10, 8/10 et 7/10

 

Le psychothérapeute laisse parler Martine et lui pose quelques questions. Une fois encore, elle raconte sa grande solitude, ses idées suicidaires et sa violence envers ses enfants. D'entrée de jeu, il lui propose que l'un de ses proches s'occupe de ses enfants. Il invite d'ailleurs Martine à réclamer de l'aide auprès d'un hôpital, et plus particulièrement auprès d'un psychiatre.

Celle-ci fait part au psychothérapeute de ses craintes qu'on la prenne pour une folle. Il l'a rassure et l'incite fortement à aller consulter. Il ne veut d'ailleurs pas la laisser repartir seule chez elle. Comme elle lui a parlé de son frère, il l'encourage à lui demander de l'aide, tout de suite. Il la rassure et lui dit qu'il est possible de s'en sortir.

 

« Il fait un très bon travail, et ce que je trouve intéressant, c'est qu'il voit rapidement et qu'il reconnaît ses limites sur un travail qu'il ne semble pas pouvoir faire. Ce qui est très bien. »


- Jean-Luc Lacroix, membre du jury,
travailleur social

« Il lui propose l'hôpital, c'est une situation d'urgence, il l'a vu, il lui propose d'être suivie en psychiatrie, c'est plein de bon sens. Il lui propose de prendre de la médication, et là-dessus, moi je le trouve excessivement correct. Il va jusqu'à lui offrir de téléphoner à son frère, car il est bien conscient de l'urgence de la situation. »


- Dr Yves Lamontagne, membre du jury et psychiatre

Le psychothérapeute no 5
Les notes des membres du jury : 0/10, 0/10 et 0/10

 

Dès le début de la rencontre, la psychothérapeute lui dit qu'il faut qu'elle apprenne à s'aimer. En réponse aux confidences de Martine sur sa violence envers ses enfants, elle lui répond que c'est normal.

Puis, la psychothérapeute invite Martine à s'étendre sur un matelas pour faire des exercices de respiration, et lui demande de visualiser sa peur. Martine dit voir un nuage. La psychothérapeute lit alors sur une feuille des questions à propos du nuage. Martine, qui éprouve des difficultés à répondre, reparle de sa souffrance et de son envie de mourir. La psychothérapeute invite alors Martine à dire à son nuage qu'elle se sent maintenant capable de prendre sa vie en main et d'arrêter de souffrir.

 

« On parle ici de quelqu'un qui présente un risque élevé de suicide, et on lui offre trois respirations de suite comme traitement. Entre les deux, on n'a procédé à aucune évaluation. »
- Jean-Luc Lacroix, membre du jury,
travailleur social

« Je pense que je n'ai jamais rencontré dans ma vie une personne
si peu à l'écoute d'une autre personne. »

- Rose-Marie Charest, membre du jury et psychologue clinicienne

 

L'enquête : la conclusion

À en juger par les observations des membres de notre jury, quatre des cinq psychothérapeutes visités n'ont pas réussi à détecter la grande souffrance de Martine et, surtout, n'ont pas proposé un plan d'action approprié à sa situation. Doit-on s'inquiéter?

Selon certains, obliger les psychothérapeutes à faire partie d'un ordre professionnel et empêcher d'exercer ceux qui n'ont pas la formation requise pourrait être un début. Bien que cela ne puisse tout régler, il s'agirait tout de même d'une garantie de compétence et d'intégrité des psychothérapeutes.

En attendant, chacun devra continuer à déterminer seul si le psychothérapeute devant lui est une personne compétente, ou quelqu'un qui s'est tout simplement improvisé thérapeute.

 


Journaliste : Claire Frémont
Réalisateur : Jean-Pierre Roy



 
* Veuillez prendre note que les images composant notre enquête sont une reconstitution visuelle fidèle aux observations de notre comédienne. Quant à l'enregistrement sonore, il est authentique.

 

Hyperliens

 

:: Association des psychotérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (AFPCQ)
Informations sur la formation des cliniciens, des titres qui leurs sont réservés et de leur code de déontologie

:: Association des psychothérapeutes psychanalytiques du Québec
Organisation fondée en 1985

:: Société québécoise des psychothérapeutes professionnels-les)
Regroupement professionnel fondé à Montréal en 1991 par un groupe de psychothérapeutes québécois

:: Ordre des psychologues du Québec
Organisme qui régit la pratique des psychologues au Québec et assure la protection du public.

 

LA VÉRITABLE CRISE DE LA SANTÉ MENTALE 

 

:: Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ)
Informations sur le rôle d'un psychiatre et articles traitant de différentes troubles mentaux

:: Office des professions du Québec
Organisme gouvernemental qui veille à ce que les ordres assurent la protection des personnes ayant recours aux services de professionnels

:: Fondation québécoise des maladies mentales
Informations sur les maladies mentales et répertoire des ressources disponibles au Québec

Commission des Praticiens en Médecine Douce du Québec (CPMDQ)

 

 

La CPMDQ ou le

Syndicat Professionnel des Psychothérapeutes du Québec n'a jamais été contacté pour cette émission ou eu une chance de donner son point de vu en rapport à cet émission.  Voilà pourquoi nous avons produits cette page.  Pour nous, il est évident que ceci est une propagande et un montage contre les vrais psychothérapeutes Québécois. 

 

Bravo Enjeux et Radio Canada d' avoir fait la grande découverte que n'importe qui au Québec peut se dire ou porter le titre de psychothérapeute et que les pratiques sont parfois douteuses.

 

Les psychiatre, psychologue et les travailleurs sociaux sont

spécialement inclus dans la liste de pratiques douteuses en psychothérapie cars ils ne sont pas des psychothérapeutes.

 

Quel est la différence entre le psychothérapeute, le psychologue et le psychiatre ?

 


 

Les membres du jury 

qu' Enjeux et Radio Canada ont choisis pour la comédie avec la comédienne sont;

 

- Rose-Marie Charest, membre du jury, psychologue clinicienne et présidente de l'Ordre des psychologues du Québec et qui n'est pas une psychothérapeute donc nommez- vous par votre titre réel qui est "psychologue". Soyez fière de votre profession et de votre titre.

 

- Jean-Luc Lacroix, membre du jury, travailleur social, Association des psychothérapeutes conjugaux et familiaux du Québec, n'est pas un psychothérapeute donc nommez-vous par votre titre réel qui est "travailleur social ".   Soyez fier de votre profession et de votre titre.

 

- Dr Yves Lamontagne, membre du jury, psychiatre et président du Collège des médecins du Québec, n'est pas un psychothérapeute donc nommez- vous par votre titre réel qui est "psychiatre". Soyez fier de votre profession et de votre titre.

Et la comédie continue!

Merci Enjeux et Radio Canada

 

Dr Peter Veniez, Ph.D, N.D.

et PDG de la CPMDQ

drveniez@cpmdq.com

 


 

Déclaration de Strasbourg sur la psychothérapie de 1990

 

Selon les objectifs de l'organisation mondial de la santé (OMS), l'entente de non-discrimination valide dans le cadre de l'union européenne (EU) et destiné au secteur économique européen (EEA), et le principe de la libre circulation des personnes et des services, le sous-signé conviennent sur les points suivants:

  1. La psychothérapie est une discipline scientifique indépendante, dont la pratique représente une profession indépendante et libre.
  2. La formation dans la psychothérapie a lieu à un niveau avançé, qualifié et scientifique.
  3. La multiplicité de méthodes psychothérapeutiques est assurée et garantie.
  4. Une pleine formation psychothérapeutique couvre la théorie, l'individu-expérience, et la pratique sous la surveillance. À connaissance proportionnée de divers processus psychothérapeutiques est acquise.
  5. L'accès à la formation est par de diverses qualifications préliminaires, en particulier les sciences humaines et sociales.

Strasbourg, Le 21 Octobre, 1990

 

VOIR

Définition de la psychothérapie

 

Comme la profession n'est pas reconnue légalement au Québec, n'importe qui peut s'afficher ou se dire psychothérapeute. Dans le but de protéger le public ainsi que la profession, la CPMDQ et son comité de discipline , a établi les standards les plus élevés en matière de formation et d'éthique pour traiter efficacement toute plainte écrite du public.

 

1. La CPMDQ réclame avec insistance, depuis plusieurs années, la mise en place d'un bureau pour la réglementation officielle réservant le titre de « Psychothérapeute » à des professionnels dûment formés à cet effet.


2. Elle s'insurge contre le vide juridique actuel qui encourage certains charlatans, incompétents et    « gourous sectaires » à usurper quelques techniques issues de la psychologie (notamment comportementale) et perverties de leur objectif initial.


3. Seule l'exigence d'une formation spécifique de haut niveau peut garantir la protection du public contre les abus.


4. Une telle formation en psychothérapie doit inclure :

  • une psychothérapie personnelle approfondie, avec suivi psychothérapeutique
  • une formation spécifique, théorique et clinique ;
  • un contrôle ou une supervision de la pratique clinique ;
  • un engagement à respecter le Code de déontologie.

5. La formation doit être effectuée dans un institut agréé, après contrôle de la qualification des enseignants et du programme.


6. Les méthodes doivent avoir fait l'objet d'une validation scientifique, appuyée sur des recherches et publications, nationales et internationales, ainsi que sur les résultats obtenus à long terme.


7. Toutes ces conditions sont conformes aux normes européennes, élaborées depuis plusieurs années contresigné par les représentants de 100 000 psychothérapeutes professionnels, de 39 pays d'Europe.


Le Bureau de la CPMDQ

 


 

CHARTE MONDIALE DU WORLD COUNCIL FOR PSYCHOTHERAPY (WCP)
POUR LES PERSONNES EN PSYCHOTHERAPIE


1. Droit à la dignité et au respect Quelle que soit sa demande ou son état psychique, la personne en psychothérapie a droit au respect, à la dignité et à l'intégrité de sa personne physique et mentale, sans discrimination d'aucune sorte.


2. Droit au libre choix
La personne en psychothérapie a le droit de choisir librement sa méthode et son psychothérapeute et de modifier ce choix, s'il l'estime nécessaire.


3. Droit à l'information
La personne en psychothérapie a le droit de connaître la (ou les) méthode(s) employée(s) par le psychothérapeute, ainsi que sa qualification, sa formation et son affiliation professionnelle.


4. Conditions de la thérapie
Les conditions de la thérapie doivent être précisées avant tout engagement : les modalités (verbale, émotionnelle, corporelle…), la durée et la fréquence des séances, la durée présumée du traitement et ses conditions de prolongation ou d'arrêt, le coût financier (honoraires, prise en charge éventuelle, conditions d'assurance, règlement des séances manquées).


5. Droit à la confidentialité
Le psychothérapeute doit s'engager, auprès de la personne en thérapie, au secret professionnel absolu, concernant tout ce qui lui est confié au cours de la thérapie.
Cette confidentialité est une condition indispensable à la relation thérapeutique.
Elle est limitée par les dispositions légales en vigueur.


6. Engagement déontologique du psychothérapeute
Le praticien est tenu de respecter le code de déontologie de son organisme professionnel de référence. Ce code est communiqué sur simple demande. Le psychothérapeute est dans l'obligation d'assumer ses responsabilités : il doit s'engager à ne pas utiliser la confiance établie à des fins de manipulation politique, sectaire ou personnelle (dépendance émotionnelle, intérêts économiques, relations sexuelles…).


7. Procédure de doléance
En cas de plainte ou de réclamation, la personne en psychothérapie peut s'adresser à des organismes professionnels de recours ou à la Justice.


Cette Charte est appelée à une diffusion aussi large que possible.

voir


Code de déontologie DES MEMBRES de la CPMDQ (L.R.Q. c, S-40)

DÉONTOLOGIE DES MEMBRES PSYCHOTHÉRAPEUTES

 

L'Hypnose est à l'origine des pratiques visant à soigner ou aider par le biais seul de l'esprit, et ce, aussi bien avec un impact psychologique (l'esprit) que physiologique (le corps).

 

C'est d'ailleurs le professeur français en médecine, Hippolyte Bernheim, qui baptise ce type d'approche " psychothérapie ", en 1891. Le saviez-vous ?

 

La psychothérapie est donc originellement, d'aprés son père-fondateur, un " traitement thérapeutique par la suggestion hypnotique ". Plus tard, vinrent se greffer d'autres "manières de faire" qui forment le champs des psychothérapies connues aujourd'hui.

Psychothérapie hypnothérapeute n. Définition : Personne qui utilise l'hypnose afin de guérir ou de soulager les gens. Note(s) : L'hypnothérapeute peut intervenir avec d'autres spécialistes, par exemple, en obstétrique ou en dentisterie, pour permettre des interventions sans douleur ou encore pour travailler à la résolution de problèmes liés à l'anxiété, à l'alimentation, aux phobies ou au tabagisme. [Office de la langue française, 1999]

 

Vous désirez consulter un vrai psychothérapeute? Assurez-vous que la personne que vous consultez est bien membre du Syndicat Professionnel des Psychothérapeutes du Québec (CPMDQ).

 

Syndicat Professionnel des Psychothérapeutes du Québec (SPPQ)

 

Regroupe  des Psychothérapeutes diplômés du Québec avec l'opportunité d'émettre des reçus comme Psychothérapeute acceptés par tout les compagnies d'assurances et ayant une formation rigoureuse en Psychothérapie.

 

Pour la qualité recherchée

 

Reconnu par le

Conseil des Examinateurs en Psychothérapie du Québec (CEPQ)

et le

Canadian Council of Psychotherapeutic Examiners