Constituée sous les lois du chapitre S-40 des lois syndicales, publiée à la Gazette Officielle du Québec en août 1991, la CPMDQ est une centrale syndicale à but non lucratif qui gère et chapeaute majoritairement des syndicats professionnels regroupant les thérapeutes de la médecine douce.

 

Informations bien-être

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Anorexie et boulimie


Journal intime d’une reconstruction

Après avoir longtemps parcouru un chemin de solitude et de souffrance, grâce à une thérapie, Vittoria a pu enfin se retrouver sur le chemin de l’espoir et de la guérison. C’est pourquoi, aujourd’hui, elle choisit de témoigner. Un témoignage bouleversant, pour toutes les Vittoria qui n’ont pas encore trouvé la force de se reconstruire.
Corps "boulet" : J’ai passé la majorité des plus belles années de ma jeunesse, soit de 12 à 25 ans, martyre de mon corps, plus particulièrement en vivant les affres de l’anorexie.

Au début de l’adolescence, je vis très mal la transformation de mon corps. Je n’étais pas prête à cette mutation et surtout aux effets qu’elle produisait sur la gent masculine. Pour tenter d’arrêter le temps, j’ai donc décidé de perdre quelques kilos et, bien malgré moi, je suis tombée dans l’anorexie.

Ainsi pendant toutes ces années, ma vie n’a été que contrôle de mon alimentation. Et très vite, je suis devenue l’esclave d’obsessions caractéristiques telles que « rejet absolu des graisses et sucres », « me nourrir toujours le moins possible » et « me dépenser sans cesse pour perdre le maximum de calories ».

Grâce à cette guerre assidue, je suis parvenue à re-sculpter mon corps. Très rapidement, je n’étais plus une femme, mais un être entre deux sexes. Cet état intermédiaire me sécurisait. J’étais un être plat, sec et nerveux, tel un Giacometti. L’absence de seins, de cuisses et de courbes, soit de rondeurs caractéristiques féminines, me permettaient de ne pas attirer le regard des hommes. En effet, je n’étais pas prête à rentrer dans le jeu culturel du comportement typiquement féminin avec notamment un maquillage spécifique pour avoir des yeux de biche et une bouche rouge sang pour éveiller le désir, ou encore un habillement spécial pour aguicher ou une démarche alanguie pour être bien remarquée. Cela me semblait tout simplement un manège vulgaire et pitoyable auquel les femmes se rabaissaient pour plaire aux hommes. Mon nouveau physique avait également un autre avantage, soit celui de ne pas susciter la jalousie des autres femmes, car je ne risquais pas de leur prendre leur petit ami.

En somme, mon corps devait me permettre de me déplacer et ne jamais se rebeller, puis je devais en échange le garder propre ; tout cela me suffisait. Sinon, il n’était qu’un boulet, car l’unique partie que j’estimais valable en moi était finalement mon cerveau.

Mais je trouvais que je n’en faisais jamais assez. Et malgré tous mes sacrifices qui s’étaient couronnés par un corps cadavérique, ma tête était toutefois incapable de le reconnaître. Je développais alors des phobies très caractéristiques. Selon moi, j’étais encore trop grosse. Je me voyais carrément tel un Botéro, car en pinçant ma peau entre deux doigts, je sentais toujours une couche de graisse, certes infime, mais présente, et j’étais obnubilée par l’idée d’éliminer impérativement cette matière immonde.

Mon obsession m’a alors conduite a un véritable repli sur moi-même. Non seulement, je refusais tout contact physique avec l’extérieur que je percevais comme une véritable agression microbienne ; mais aussi, je ne supportais plus le moindre toucher ou frôlement, toujours pleine de méfiance envers quiconque.

Mes 34 kg de chair pour 1,64 m était finalement 34 kg de trop. Cette folle poursuite contre la graisse et le désir de n’être que « pur esprit » m’ont bien évidemment menée à la dépression profonde et l’envie de mourir. J’en étais tout simplement arrivée moralement et physiquement à ne plus avoir la force de vivre. Et les seules solutions qui se sont présentées à moi étaient soit d’en finir une fois pour toute, soit de demander de l’aide auprès d’un spécialiste. Ma tentative de suicide ayant échoué, j’ai consulté un thérapeute compétent dans le domaine des TCA (Troubles du Comportement Alimentaire).

Grâce à la thérapie, j’ai pu enfin faire un long travail sur moi-même. Or, en prenant la décision de consulter un spécialiste, l’une des meilleures décisions que j’ai prise de mon existence, j’ai pu réaliser que mon comportement camouflait bien des mystères.

L’adolescente, puis la jeune fille si consciencieuse, appliquée et disciplinée que j’étais, avec mon attitude emprunte de tant de volonté et qui me faisait me sentir tellement plus forte que tous les autres, ignorait totalement son immense vulnérabilité. Plus particulièrement, cette aliénation de mon apparence corporelle et ce désir extrême d’un physique épuré, c’est-à-dire mon aspect extérieur, avait l’avantage de m’éviter de penser réellement à mes nombreux problèmes « intérieurs ».

Effectivement, mon corps devait prendre le moins d’espace possible parce que je ne me trouvais pas ma place dans ce monde.

Je n’étais pas prête à devenir femme pour ne pas devenir l’enjeu d’un jeu sexuel ou la compagne soumise d’un homme. J’avais un rejet total du modèle de potentielle « mère de famille » et l’absence de mes règles ne pouvait que me rassurer.

Je ne voulais pas devenir adulte car le monde n’avait absolument aucun attrait pour moi avec notamment le chômage, l’injustice, la compétition, la violence, l’abrutissante société de consommation, ou encore la pauvreté pour plus des deux tiers de la population mondiale et la quasi-indifférence ou l’absence de réactions des pays riches.

En arrêtant le temps, j’étais soulagée. Mais malgré mes efforts axés sur mon physique, j’étais emplie de multiples peurs qui m’ont tout simplement conduite à ne plus vouloir vivre, la vie ayant fini par ne plus être, à mes yeux, que chaos.

Ces faiblesses étaient des PEURS fondamentales face auxquelles je n’avais absolument aucune défense telles que l’échec, le rejet, l’abandon, les expériences douloureuses comme les relations humaines qui s’avéraient si souvent décevantes, le manque de repères affectifs, l’absence de confiance en moi et surtout d’estime de moi-même, ainsi que l’incapacité à m’affirmer et à gérer le moindre conflit ; sans oublier les répercussions de la culpabilité induite par mon éducation.

Quant aux désirs, je quêtais en permanence l’approbation d’autrui, je voulais à tout prix être parfaite en toute chose et, surtout, être aimée de tous.

Entre mes blessures qui remontaient à l’enfance, mon hypersensibilité émotionnelle et mes désirs irréalisables, je m’enfonçais psychologiquement et ne pouvais qu’être ENVAHIE par le sentiment omniprésent de VIDE, D’INSECURITE ET D’ANGOISSE. En quelque sorte, comment pouvais-je manger alors que c’est la peur qui me mangeait ?

Grâce à la thérapie, j’ai pu par conséquent reconsidérer le rôle de mon corps, qui n’était alors qu’un instrument et, surtout, un ennemi retors qu’il fallait impérativement dompter, sous peine de finir par être trahie un jour ou l’autre.

Pendant toutes ces années, j’étais anesthésiée, ne voulant pas être esclave de mes sens ; soit tel un robot, quasiment déconnectée de moi-même et de mes émotions. Je luttais contre ce physique qui était à mes yeux synonyme de souffrances avec les privations, la maladie et la douleur, trahison avec le sport et l’obligation de s’entraîner en permanence sous peine de perdre tous les bénéfices que l’on avait difficilement acquis, révolution avec l’arrivée de l’adolescence et ses multiples changements psychiques et physiques et, enfin, déchéance avec la vieillesse qui entraîne une dégénérescence et une perte des capacités motrices et intellectuelles.

Le travail que j’ai effectué a donc été fastidieux, et j’ai failli souvent abandonner, tant j’étais envahie par le doute et la peur de me perdre ; mais il en valait amplement la peine.

Dorénavant, grâce à tout mon travail de remise en question de mes mécanismes mentaux, je peux affirmer que mon corps est devenu mon « partenaire ». En me construisant une intériorité, je suis non seulement moins inquiète quant à mon apparence, mais j’ai aussi découvert une nouvelle personne, dont une femme.

Pour en savoir plus... Vittoria a écrit le livre-témoignage suivant :

ANOREXIE ET BOULIMIE : JOURNAL INTIME D’UNE RECONSTRUCTION de Vittoria Pazalle

 

La nouvelle hypnose / Anorexie et boulimie

Cette hypnose-là crée par Dr Veniez n’est pas l’hypnose que Freud a utilisée puis abandonnée.

Elle ne sert pas à se remémorer son passé (récemment, un grand nombre de femmes se sont inventé des viols dans l’enfance qui n’ont jamais eu lieu).

Elle ne sert pas non plus à agir directement sur les symptômes, comme c’était le cas jadis, et comme ça l’est encore lorsque les hypnothérapeutes sont mal formés. — je connais un médecin très médiatisé pour sa pratique de l'hypnose qui reçoit des personnes boulimiques par petits groupes et leur fait des suggestions de type : "vous pouvez lâcher le sucre.. les graisses... etc. ".

La nouvelle hypnose, c'est-à-dire l'hypnose créée par Dr Peter Veniez, apprend à être à l'écoute de soi, de ses propres rythmes, au-delà des mots, au-delà des pensées et même au-delà de la mémoire.

Dans le registre des disciplines comme la relaxation, la sophrologie, le yoga... elle est un formidable complément thérapeutique pour aider les gens très tendus à apprendre à se relaxer.


Chez les boulimiques, elle ne suffit pas à opérer un changement suffisant pour que les boulimies s’en aillent, mais, associée à une thérapie confrontante comme la gestalt, par exemple, ou l'analyse transactionnelle, ou la thérapie cognitive axée sur les troubles de la personnalité, elle est un outil essentiel pour faire découvrir aux gens qu’ils sont capables de lâcher prise et de se vider la tête, quand tout devient insupportable.

L’hypnose du Dr Veniez s’appuie sur l’état hypnotique pour aider le sujet à se débrancher de ses « disques rayés », se vider la tête et percevoir des aspects de lui-même et de son environnement qu’il a tendance habituellement à laisser de côté. Si vous n'avez pas d'hypnothérapeute de la linger du Dr Veniez à côté de chez vous, vous pouvez aussi faire ce type de travail avec la sophrologie, la relaxation, le yoga..

Dr Veniez a démontré, dans sa longue pratique thérapeutique que l’individu est heureux lorsqu'il apprend à laisser son corps et son mental fonctionner à leur rythme, sans les perturber par des pensées inadéquates ou négatives. L'hypnose Veniez permet de faire ce type d'apprentissage.

 

Site internet du Dr Véniez

thérapeute compétent dans le domaine des TCA

(Troubles du Comportement Alimentaire)


Autre journal intime des reconstructions de vie

Témoignage




 

 

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