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 CKAC   l'entrevu de 9:00 à 12:00 qui eu lieu jeudi le 18 mars 2004 animé par Martin Poulliot pour un débat entre Dr Peter Veniez (représentant de la Corporation des Praticiens en Médecine Douce du Québec) et Augustin Roy m.d. (représentant du Collège des médecins du Québec).

Médecines douces, un peu d'éclaircissement s'impose.

Quand la nouvelle éclabousse des gens à qui on reproche des faits sans les avoir vraiment vérifiés, on s'improvise juge et c'est en juge improvisé que les médias se sont comportés dans le cas de l'acupunctrice non enregistrée à l'Ordre des acupuncteurs.

Quelques-uns d'entre nous, des fraudeurs de talent, peuvent mentir sur leur vrai statut et s'improviser médecins par exemple. Il y a eu des faux chirurgiens qui ont pratiqué dans des hôpitaux où on a mis des années à s'en apercevoir. Mais s'improviser acupuncteur, pourquoi ? Trouvez-moi une seule raison valable. L'argent ? Ce n'est pas sérieux.

L'Acupuncture est réglementée depuis quelques années à peine. Donc l'accusée avait étudié et pratiquait l'acupuncture depuis aussi longtemps que bien d'autres de son époque. Pendant des années, la fautive n'était pas plus fautive que tous ceux et celles qui comme elle pratiquaient l'acupuncture. Tous étaient sans statut et se faisaient souvent poursuivre en justice et accusés de ‘' Pratique illégale de la médecine'', les chiropraticiens aussi d'ailleurs. Pendant combien d'années la Corporation des médecins les a-t-elle traités de charlatans, Augustin Roy MD en tête ?

L'accusée a refusé de se présenter aux examens de l'Ordre. Elle n'a donc pas été acceptée et pratique sans permis. C'est illégal. Qu'on la condamne.

Ses aiguilles ? Le loi veut les aiguilles jetables et elle a raison dans le monde dans lequel nous vivons actuellement. Cependant, l'accusée utilise depuis des années une ancienne méthode de stérilisation. Il n'y a jamais eu de liens entre cette méthode de stérilisation et des infections majeures et dans le cas présent il n'y a pas de cas déclaré, donc il ne s'est encore rien passé.

Ses dossiers ? Il semble que l'accusée aide le travail des enquêteurs parce qu'elle a fait un travail conforme au code de la déontologie professionnelle et à la Loi en conservant ses dossiers qui servent maintenant à vérifier s'il y a eu des problèmes. Elle est transparente.

L'ostéopathie ? Oui elle était talentueuse et diplômée également dans cette technique. Elle rencontrait de nombreux clients satisfaits qui continuaient à la voir de temps à autres elle est aussi membre de Le Registre des Ostéopathes du Québec (ROQ). Ces derniers demeurent silencieux en ce moment de folie passagère et c'est très compréhensible. Peut-être les thérapeutes auraient-ils avantage à présenter plus de témoignages de clients. Car vous savez, avec les attentes et insatisfactions actuelles en ce qui concerne le système de santé d'où plusieurs sortent plus malades qu'en rentrant, la Corporation (la CPMDQ), fonctionne bien et ce serait catastrophique pour certaines personnes qu'il disparaisse. Où iraient-ils puisque rien dans le système de la médecine scientifique ne répond à leurs besoins ?

Prévention exige, mais l'Ordre des acupuncteurs aurait pu choisir de contacter l'accusée en privé, de vérifier les dossiers, d'être diligent avant d'alerter les médias. Évidemment ce sont de nouveaux joueurs sur l'échiquier monopolistique paramédical et ils veulent probablement jouer d'autorité. C'est leur choix. Est-ce une bonne décision pour l'acupuncture ? Pourquoi choisir de faire peur au monde ? Parce qu'on veut se servir de cette accusation pour avertir tout le monde qu'au Québec : la loi, c'est la loi.

Est-ce bon pour le débat sur les médecines douces ? Non si ceux et celles qui sont au courant des enjeux ne sont ni écoutés ni entendus. Il se dit tellement de faussetés, comme cette manie de faire croire perpétuellement que les thérapeutes s'improvisent en 6 week-ends. Être thérapeute aujourd'hui c'est travailler plusieurs années pour mériter un diplôme d'une Collége reconnues avec un numéro d'établissement d'enseignement privé , s'installer dans un bureau comme tout entrepreneur libre du Canada et essayer de faire de son mieux pour aider la clientèle et maintenir un réseau de contacts pour vivre décemment. Puis il faut continuellement se perfectionner à chaque année. L'improvisation n'existe plus pour ainsi dire et être innovateur demande un talent que bien peu possèdent. On devrait donc féliciter ceux et celles qui réussissent à vivre de leur art malgré les insultes.

Les poursuites. Il n'y a jamais eu de poursuites de la part de clients contre aucun thérapeute en médecine douce au Québec sauf au civil quelques rares fois via les petites créances qui mettaient plutôt des sommes d'argent en litiges. Nos courtiers d'assurance pour responsabilité professionnelle n'ont jamais été obligés de payer une quelconque réclamation en dommage professionnel. Notre dossier est vierge. Les dangers sont à toutes fins pratiques inexistants et il n'y aucune preuve scientifique qui prouve que des traitements naturels furent néfastes nulle part au monde.

Au Québec il existe une police de l'Office des professions. Le Collège des médecins engage quelques enquêteurs comme Ken Holland, policier à la retraite. L'enquêteur se déguise en malade. Il prend rendez-vous et simule une douleur. Le thérapeute de bonne foi qui se fait prendre à donner son opinion et à suggérer des avenues naturelles.

Un bon matin, le thérapeute reçoit la visite d'un huissier qui lui remet un avis d'accusation et de comparution assorti d'une amende : 600$ par infraction + 200$ de frais par infraction. Total 2.400$ (ce ne doit pas être taxable puisqu'ils ne les réclament pas) d'amende pour avoir soit posé un diagnostic ou d'avoir prescrit un produit ou les deux ce qui revient à une condamnation pour pratique illégale de la médecine. La Commission ROCHON de 1988 reprochait déjà au Collège des médecins cette duperie qui faisait accroire au consommateur que les thérapeutes s'improvisent médecin et posent des gestes médicaux, ce qui est totalement faux. TOUTES les poursuites étaient des traquenards indignes de professionnels en mal d'autorité. Qu'on se le dise : LES PRATICIENS EN MÉDECINE DOUCE, SONT DES NON MÉDECINS. Ils ne pratiquent pas la médecine. Tous les thérapeutes, dans leur dossier de première rencontre, s'informent du médecin traitant et s'assurent que l'utilisateur informe ce dernier de ce qu'il lui propose comme soins complémentaires.

L'intégrité et la réputation de tous les thérapeutes sont mises en doute à chaque accrochage. De nombreuses accusations mensongères découlent l'impression auprès du public que les techniques naturelles sont dangereuses alors que les faits prouvent leur grande utilité non seulement au Québec mais partout dans le monde.

Pourquoi le gouvernement Canadien fait-il des études dans un but d'intégration des techniques naturelles au système de santé depuis 1998 ? Parce que malgré la mauvaise presse, les gens ne sont pas dupes. Ils voient bien que dans le fond, il y a du bon dans les techniques naturelles et plusieurs les utilisent sans faire trop de bruit puisqu'ils pourraient être montrés du doigt et devoir s'expliquer inutilement. Beaucoup de médecins utilisent et pratiquent les soins alternatifs en silence parce qu'ils ne veulent pas choquer leurs confrères. Ils réfèrent parfois à des thérapeutes alternatifs malgré l'interdiction formelle de leur Collège.

Mais le devoir du médecin n'est-il pas de faire tout en sa connaissance et en son pouvoir pour aider une personne malade ? S'il pressent qu'un suivi avec une méthode non scientifique mais maintes fois testées ferait du bien, pourquoi en priverait-il le patient ? Doit-il obéir à son code d'éthique personnelle ou à celui de son Collège ? Puisqu'il s'agit d'une zone délicate, la tendance varie selon le cas. Mais selon nos informations, aucun médecin n'a été condamné pour pratique illégale d'une technique non scientifique donc non conforme. Aux USA, des médecins ont été poursuivis pour ne pas avoir donné au patient l'information concernant une méthode complémentaire qui aurait pu aider à le sauver.

La médecine est un monopole dans une société de libre commerce. Seul le médecin peut prétendre guérir. Nous respectons ce choix de notre gouvernement mais nous demandons s'il est possible pour le citoyen qui a la liberté de choix dans une société de droits, d'utiliser ce droit comme bon lui semble en choisissant la personne de son choix, un non médecin par exemple, pour obtenir des bienfaits corporels, psychiques ou spirituels comme un adulte éclairé peut le faire ?

À quoi sert la chasse aux sorcières ? Les médecins ne le savent peut-être pas mais actuellement, la Corporation est une aide précieuse. Il est accueillant, il réconforte, il transmet des connaissances millénaires et sécuritaires pour les mettre au service des malades, pas des maladies. Chaque consultant a droit à une attention particulière, un coût d'utilisation trop élevé pour la médecine scientifique qui a sacrifié le contact humain au profit de l'efficacité et trop souvent l'inefficacité technologique.

Les utilisateurs des médecine douce ont depuis longtemps développé un réseau qui a démystifié toute cette question de bon et de mauvais thérapeute.

Pour les soins alternatifs en santé comme pour ailleurs dans d'autres sphères de la société, des améliorations peuvent être apportées. La loi du gros bon sens fonctionne pour les thérapeutes depuis de nombreuses années. Des réseaux existants pourraient permettre une réelle amélioration pour tous les utilisateurs avec l'aide du gouvernement.

 

Espérons qu'un parti politique ajoutera cette nouvelle facette à son programme en santé, comme le P.Q. a fait en 1994.

 

 

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